Archives de l’auteur : kundaliniaix

Essayez de moins penser!

is

 

 

Qu’est-ce qui empêche la plupart des gens d’être plus heureux dans leur vie ? Ce ne sont pas les conditions extérieures mais plutôt qu’ils pensent trop. Penser et réfléchir peut-être une bonne chose bien sûr mais cela n’est plus le cas dès que notre esprit s’emballe et tourne un problème sans fin dans tous les sens.

Au cours de ces dernières années, j’ai appris comment rendre les questionnements réduits au simple minimum de ce qui est nécessaire et je souhaite partager avec vous 4 clés pour y parvenir également. Vous verrez ainsi votre qualité de vie s’apprécier petit à petit à mesure que vous aurez moins de pensées, cela commence par :

Réalisez que vous ne pouvez pas tout contrôler :

C’est assez bête et en même temps totalement vrai ! Essayer de réfléchir 50 fois dans tous les sens à une situation qui vous préoccupe n’est rien d’autre qu’un moyen de votre inconscient pour essayer de contrôler la situation.

Vous ne souhaitez pas prendre le risque de faire une erreur et votre mental tourne à plein régime pour couvrir toutes les options disponibles et éviter la possibilité de vous tromper. Mais malgré tous vos efforts, vous ne pourrez jamais tout maîtriser ! Essayer de le faire ne fonctionne tout simplement pas parce que personne ne peut connaître tous les scénarios possibles à l’avance. C’est évidemment plus facile à dire qu’à faire alors rappelez-vous cela la prochaine fois que vous ferez face à une situation délicate.

Ne vous perdez plus dans des peurs inconscientes :

Un autre piège dans lequel je suis tombé à de nombreuses reprises et qui a stimulé beaucoup de réflexion excessive est la création de scénarios-catastrophes sur ce qui pourrait arriver en faisant quelque chose de nouveau. J’ai donc appris à me demander : « honnêtement, quel est le pire scénario qui puisse arriver ? »

J’ai constaté que le pire scénario qui pourrait se produire de façon réaliste est habituellement quelque chose qui n’est pas aussi effrayant que ce que mon mental singe pouvait imaginer avec toutes ces peurs qui ne reposent sur aucune réalité solide.

Trouver de la clarté de cette façon ne prend généralement que quelques minutes, un peu d’énergie, un peu de courage pour ne pas suivre votre mental et cela va à la fois vous faire gagner beaucoup de temps et vous épargner bien des tourments inutiles.

Passez plus de temps dans le moment présent :

En étant dans le moment présent dans votre vie quotidienne plutôt que dans le passé ou dans le futur perdu dans vos pensées, vous pourrez remplacer de plus en plus de situations que vous passez habituellement à penser trop pour à la place être simplement dans l’ici et maintenant. Voici trois façons simple que j’utilise souvent pour me reconnecter avec le moment présent :

  1. Ralentissez : Ralentissez la façon dont vous faites ce que vous faites en ce moment. Déplacez-vous plus lentement, parlez plus lentement ou faites du vélo plus lentement par exemple. De cette manière, vous devenez plus conscient de la façon dont vous utilisez votre corps et de ce qui se passe tout autour de vous.
  2. Dis-vous simplement : « maintenant je suis… » Je me dis souvent : « maintenant je suis en train de me brosser les dents » ou « maintenant je suis en train de faire une promenade » etc. ce simple rappel aide mon esprit à cesser d’errer et me rappelle ce qui se passe en ce moment.
  3. Faites des pauses pour vous reconnecter : Si vous sentez que vous êtes perturbé par trop de pensées, arrêtez-vous et prenez une pause ! Ensuite, reconnectez-vous avec le moment présent en prenant seulement 1 à 2 minutes pour vous concentrer entièrement sur ce qui se passe autour de vous. Sentez le moment présent, écoutez-le, voyez-le et ressentez-le même au niveau des sensations sur votre peau. De cette façon, vous ne serez plus perdu dans vos pensées !

Soyez conscient de cette difficulté (pour vous le rappeler tout au long de votre journée) :

Être conscient que l’on a trop de pensées est important pour casser cette habitude de penser trop. Pour cela, vous pouvez vous créer quelques rappels très simples à mettre en place.

Deux exemples de rappel que vous pouvez utiliser :

  1. Une petite note écrite : Il suffit d’utiliser un post-it ou quelque chose de similaire et d’écrire une question comme « Est-ce que je suis trop compliqué en ce moment ?» ou un autre rappel qui vous parle mieux. Mettez cette note là où vous ne pourrez pas éviter de la voir comme par exemple sur votre table de chevet, votre miroir dans la salle de bains ou bien à coté de votre écran d’ordinateur. Vous ne pourrez ainsi jamais passer à côté de ce rappel bienveillant.
  2. Un rappel sur votre téléphone : Notez à nouveau une phrase ou une question dans une application de façon à toujours avoir ce rappel plusieurs fois dans votre journée.

Vous pouvez voir que tout cela est très simple à mettre en place, le plus difficile est la régularité dans le temps pour obtenir le plus de changement, améliorer votre qualité de vie et avoir moins de pensées. Si vous souhaitez aller plus loin et être accompagné personnellement, vous pouvez rejoindre mon programme de méditation en cliquant sur l’image juste en dessous. À très vite.

Nam Liv Kaur

Professeur de Kundalini yoga

 

 

Témoignage Julie 11 ans

Témoignage Julie, 11 ans
 » LE YOGA
Le Yoga c’est bien, il faut le faire profiter à tout le monde.
Le monde qui sans s’en rendre compte passe à côté de ce qui pourrait être l’étincelle dans leur coeur
J’ai cherché dans mon coeur et dans ma mémoire ce que c’est le Yoga
J’ai trouvé une flamme de bonheur
Voilà pourquoi chaque nuit de la lumière éclaire ma chambre
Tout ça parce que le Yoga pour moi c’est l’étincelle du bonheur,
La joie de la vie
La source qui me donne envie et encore plus d’envie de crier bien fort
LE YOGA C’EST BIEN  » kids

Mode de vie yogique : rituels du matin et du soir

Mode de vie yogique

Faire du yoga va bien au-delà des exercices physiques. Le yoga faisant l’union entre le corps et l’esprit, la conscience personnelle et la conscience impersonnelle, l’individu et l’universel. Faire UN se fait à travers les cours de yoga : les asanas (postures), les pranayamas (respirations), les méditations mais cela ne saurait suffire.

Aussi loin que l’on remonte dans le temps, le yoga est un mode de pensée et un mode de vie. Patanjali qui récolté et condensé les Yoga-sutras (entre 200 av JC et 500 apr JC), a notamment révélé les 8 membres du Yoga, les deux premiers concernent le mode de vie :

Yama : non violence, vérité, probité, contrôle des sens et non-possessivité

Niyama : pureté, contentement, discipline, étude, élévation

Les suivants concernent la pratique physique : Asana et Pranayama. Les quatre derniers décrivent les étapes de la méditation : Pratyhara, Dharana, Dhyana, Samadhi… de la concentration à l’extase.

Bien entendu, nous sommes des occidentaux, avec des habitudes et des manières de penser différentes. Faire du yoga, ne signifie pas de changer du tout au tout sa vie brutalement. Nous sommes en chemin pour : un meilleur fonctionnement du corps, la diminution du stress, l’éveil de la conscience, l’abandon de vieux schémas…. Tout cela ouvre la voie à une transformation lente de l’existence et des pensées, pour une vie plus grande, plus proche de notre véritable identité (Sat Nam), en accord avec soi-même, dans la joie.

Cette « transformation » peut se faire de manière subtile, presque sans y avoir réfléchi, mais elle peut aussi se souhaiter et dans ce cas, par quoi commencer ?

Comment faire rentrer le yoga dans sa vie ?

Quels rituels mettre à la place des vieilles habitudes ?

Ci après vous trouverez des conseils à mettre en place selon ce que vous souhaitez, ce que vous êtes prêt à faire, ce qui vous inspire…. Comme dans un cours de Yoga, les instructions sont là, à vous de faire à votre propre mesure, avec vos limites mais avec bienveillance pour vous-même. Mieux vaut changer petit à petit et garder la constance que vouloir trop faire et s’arrêter – par découragement – au bout d’une semaine !

Et rappelez-vous, les fruits récoltés sont à la hauteur de votre engagement !

Femina-14-Dossier-Leve-totRituels du matin :

Il est conseillé de se réveiller avant le lever du soleil, entre 4h et 6h du matin.

La première chose à faire est de revenir à soi, en posant les mains sur le cœur, bénir soi-même et la journée à venir, avoir des pensées de gratitude. (si besoin noter ses rêves)

C’est un temps où, au lieu de planifier sa journée, on va se donner des raisons de se lever, par envie, par amour…

C’est désormais le temps du « yoga du lit » qui comprend :

– l’étirement du chat (torsion de la colonne vertébrale),

– se rouler en boule : allongé sur le dos replier les genoux à la poitrine, la tête relevée, nez entre les genoux (ce qui permet d’étirer la colonne, réveiller la glande thyroïde et d’éliminer les gaz)

– posture de tension (relever la tête et les jambes tendus de 20 cm, mains au-dessus des cuisses, et respiration du feu) qui renforce le centre du nombril, le moteur de l’action

– un échauffement de votre choix en posture assise (marche du chameau, tour soufi, chat-vache, twist…)

– une intention pour cette journée, à la manière d’une prière

Il est temps de se lever pour vider sa vessie et se diriger vers la salle de bain :

– Il est conseillé d’ôter les mucosités qui traînent dans la gorge en utilisant un gratte-gorge indien ou plus simplement en plongeant deux doigts au fond de la bouche pour activer le réflexe de toux. Cela peut nous sembler barbare mais les effets sont nombreux et bénéfiques (massage intérieur, expulsion des déchets et des toxines, renforcement du système immunitaire).

– Se passer de l’eau sur le visage puis boire un verre d’eau

– Pratique Ishnan : la douche froide qui active les énergies, nettoie et fait circuler le sang sans tout le corps et réveille (sauf si on est malade, âgé, enceinte, si on a du mal à se réchauffer et pendant les règles).

Commencer la douche froide par les pieds en les frottant l’un contre l’autre, puis les jambes en évitant les cuisses, puis les mains, les bras et passer au dos, au ventre. Se sécher et recommencer la douche deux autres fois.

Il est possible de se huiler le corps (amande douce) avant les douches pour réveiller et réchauffer la peau. Après l’Ishnan, couvrez-vous bien pour garder les énergies activées à l’intérieur de vous.

Habillez-vous, prenez un petit déjeuner équilibré, qui ne vous fatigue pas ni ne vous occasionne des fringales.

 

 

Passez une journée en appliquant votre conscience sur l’instant présent, la gratitude et la bienveillance envers vous-même (je fais ce que je peux et non ce que je dois). Ajouter de la présence à votre présence.

Quelques minutes de respiration consciente peuvent vous aider à diminuer significativement le stress… à tout moment de la journée.

Des temps de repos sont nécessaires plusieurs fois dans la journée (bien différencier le repos du sommeil)

Préparer le sommeil a aussi son importance pour les yogis et ses rituels.

Il est important de manger léger pour le souper et au moins 3 heures avant le coucher, pour éviter de faire travailler les reins notamment la nuit en plus du jour.

Après le repas, faites des exercices légers comme de la marche (les chinois disent « mille pas après le repas »), de l’écriture, de la lecture ou de la méditation.

Exemples de méditations et respirations :

– chanter Humee Hum Bhram Hum en égrainant un mala (chapelet)

– Lever et baisser les hanches en chantant de longs sat nam

– respirer par la narine gauche

– Inspirer sur 4 temps (mentalement Satanama), suspendre le souffle 4 fois 4 temps (satanama x4) et expirer en 2 temps (wahe guru)

Une manière de calmer un mental agité avant de dormir est de passer les pieds sous l’eau froide pendant 3 minutes, ce qui descend le niveau d’énergie de la tête aux pieds.

Enfin, couchez vous la tête vers l’est (sauf si la porte est la l’est) pour être parallèle au champ électromagnétique de la terre. D’abord sur le dos, pour respirer, porter un regard de gratitude et de bienveillance sur votre journée et par une action rituelle de votre choix prendre conscience du sacré.

Pour vous endormir, préférez le côté gauche pour privilégier la narine lunaire.

Couchez vous tôt pour bénéficier de suffisamment d’heures de sommeil (6 heures) avant le réveil avant le lever du soleil.

Dans le Karma, on est esclave de nos habitudes.

Dans le Dharma (voie spirituelle), les habitudes nous servent.

Dhanpal Kaur (Claire)

Les bienfaits de la pratique quotidienne des cours de KY et de la SADHANA :

photo 4 « Sadhana » est un mot qui tire son origine dans la racine « sad », qui signifie « effort ». Ainsi, le ton est donné. Et si nous regardons le fond et non uniquement la forme, nous constatons que, la Sadhana offre ses bienfaits même en-dehors d’une école enseignant spécifiquement le kundalini yoga. La Sadhana implique une pratique spirituelle quotidienne. C’est une autodiscipline qui permet d’exprimer l’Infini dans son être. La Sadhana est une discipline du mental et du corps pour servir l’âme, elle permet de maintenir un mental clair pour guider nos actions avec précision. C’est un moment quotidien pour détecter les schémas qui nous éloignent de la conscience supérieure et pour dépasser ces modèles.

 La Sadhana est une activité consciente. Nous choisissons consciemment de nous lever, d’exercer notre corps et de méditer. Chaque jour est différent. Chaque jour nous sommes différents. Toutes les 72 heures, toutes les cellules de notre corps changent totalement. La maladie va et vient. La motivation brille et se ternit. Mais à travers le flot de la vie, à travers les variations du mental et du cœur, nous choisissons consciemment de maintenir une pratique constante et régulière.

D’ailleurs, ceux qui l’ont mise en pratique peuvent témoigner des bienfaits de la sadhana dans leur vie quotidienne. Après la phase la plus difficile d’adaptation du rythme, notamment au niveau du sommeil, ce qui impose parfois quelques aménagements, les retours sur investissement se manifestent. Amélioration très nette de la condition physique, renforcement de la capacité à prendre du recul, meilleure humeur, les fruits à récolter sont très nombreux.

Il s’agit en fait des trésors cachés derrière la discipline. S’appliquer à une pratique astreignante n’est pas l’apanage du Kundalini yoga. De nombreuses activités, sportives, philosophiques ou intellectuelles en connaissent les vertus. Par la discipline et surtout la constance, il est possible d’atteindre des sommets…Les aléas de la vie, les températures très froides de cet hiver 2016-2017, nous proposent des chemins de traverse à chaque instant, pour éviter la pratique régulière, toutefois, certains d’entre vous auront, peut-être trouvé des formes différentes de reliance…

Ainsi, prendre le vélo à la place de la voiture pour se déplacer peut-être une sadhana, une discipline, qui apporte également de nombreux changements dans une vie. Et quelle que soit l’option retenue, il existe un invariant. C’est que la discipline porte toujours ses fruits. Ce n’est pas la direction choisie qui est importante, c’est la constance dans une direction qui permettra de trouver sa propre voie. Ce n’est pas un simple changement de véhicule qui est important au final, c’est la découverte d’une nouvelle philosophie de vie, avec de nouvelles échelles de valeur.

KEEP UP!!

WE CAN DO IT!!

Nam Liv Kaur

Comment deux pratiques se nourrissent : Lire à haute voix et enseigner le kundalini

Je suis enseignante depuis peu, mais j’ai envie de partager les réflexions que j’ai eu l’année dernière lors de ma formation sur l’enseignement du Kundalini Yoga selon Yogi Bhajan.

Depuis plusieurs années, je suis « médiatrice du livre », c’est à dire que j’œuvre à donner envie de lire – majoritairement des enfants – à travers des lectures que j’ai pu effectuer dans toutes sortes de circonstances. Bref, je suis une lectrice à haute voix.

J’ai trouvé des similitudes entre ces deux pratiques : lire des livres illustrés (albums jeunesse) et transmettre des kriyas. Ces remarques et ces réflexions, mises en miroir nourrissent, d’après moi, les deux pratiques. D’où mon envie de partager ça avec vous. A minima, ça vous donnera peut être envie de lire à des enfants 😉

Le point central et commun est le respect du texte/kriya

Quand on fait une lecture (dans le cadre d’une lecture pro), on ne change pas le texte. C’est important pour faire passer la permanence de l’écrit. Il y a aussi un effet rassurant que l’enfant aime à revivre souvent (effet doudou), c’est aussi pour respecter les choix de l’auteur et faire connaître de nouveaux mots… L’enfant suit, selon son niveau, son état de pensée, son envie… il fait sa propre « salade ».

Vous percevez déjà que dans le respect du kriya, il y a de ça aussi…. les personnes « prennent » ce qu’elles sont en mesure de recevoir ce le moment.

Pour les albums jeunesse, si on est trop tenté de changer le texte, c’est qu’il est mauvais ou vraiment inadapté. Je reviendrai sur la question du choix plus tard.

De même, sauf cas de force majeure, on n’interrompt ni un kriya, ni une lecture.

3
Et malgré le fait qu’on ne change pas une virgule au livre/kriya, l’expérience des participants change selon l’enseignant/lecteur…

J’ai identifié 4 éléments importants qui changent la « qualité » du cours/ de la lecture :

1 – Le choix
Le choix des livres que l’on va lire dans une séance est capitale (liberté, qualité, diversité). C’est peut-être ce qui change le plus entre deux lecteurs à haute voix. On ne choisit pas par hasard, même si c’est inconscient au début. Réfléchir son choix permet d’affiner (livres qu’on connait, selon un thème, longs ou courts, qui font rire, rythme rapide, contemplatif, inspiration du moment, saison…..)

Le choix du kriya, vous le savez, n’est pas anodin, qu’il soit orienté par le Karam kriya, la saison, l’astrologie, une suite logique déterminée à l’avance, choisi au coup par coup, ou à l’inspiration…. il y a autant de manière de faire que d’enseignants (d’autant qu’on évolue perpétuellement). Prendre conscience de nos logiques de choix permet d’affiner et de se prémunir des habitudes (qui nous font à force)

2 – La voix
La voix est évidement centrale dans les deux activités. Le volume, la tonalité, les intonations, le rythme, la rapidité,  l’utilisation du silence…..Dans les deux pratiques, observer, travailler sa voix apporte de grandes améliorations.
J’ai plus d’expérience dans la lecture alors j’en parle, à vous d’y puisez en fonction de votre expérience d’enseignant : en lecture à haute voix, on lit souvent trop vite (par peur d’être écouté (!), par crainte que les enfants décrochent avant d’arriver aux bons moments du livre, pour se débarrasser…). Les intonations et voix changées sont à utilisées avec parcimonie (c’est pas un spectacle, le livre reste au centre), elles seront choisies quand elles servent l’histoire. Il en est de même pour le silence, qui ne doit pas faire peur.
Le silence peut être délicieux ou d’une densité incroyable si bien utilisé (moment, durée)
Seule l’expérience permet de connaître et d’utiliser le silence, les intonations… à force d’essais et d’écoute du groupe (et de confiance en soi).

Dans une séance de lecture, le lecteur donne le rythme, les auditeurs suivent. Il est le garant du temps et doit éviter de perdre l’attention du groupe tout en laissant ceux pour qui c’est pas le moment d’écouter, préférant rêver, penser ou faire d’autre chose tant que ça ne gène pas le groupe. Lors d’un kriya également, c’est notre rôle de motiver et de garder le temps et l’espace… dans le respect de ceux qui n’y arrivent pas, ceux qui sont « ailleurs ».

3 – La présence
Dans la présence, il y a d’une part le « qui je suis » qui se ressent dans mes gestes, ma voix, mon regard, la manière de démarrer et de passer d’un livre/exercice à l’autre. C’est aussi les fioritures qui sont là, qui peuvent alourdir ou servir (selon l’intention, voir plus bas). Un bon livre jeunesse fonctionne presque seul, pas besoin d’en rajouter, d’expliquer, d’en faire des tonnes, de le décortiquer, ni rien. Ca marche. C’est idem pour les kriyas de Yogi Bhajan. Le plus simple c’est le mieux. ca fonctionne. Cela dit, on est quand même là : notre corps, notre présence, notre voix, notre personnalité…. et même en faisant simple, on est là, notre présence passe. C’est un fait, et c’est plutôt bien.

Dans la présence, il y a d’autre part l’attention que accorde au cours et aux participants (être ici et maintenant, dans le cadre du serment et de la chaîne d’or), hors des pensées parasites, des soucis ou des commentaires sur les participants. Il s’agit vraiment d’être là, dans sa neutralité. Lors d’une lecture, cela se manifeste par l’écoute que le lecteur a du groupe pour s’y adapter – et parfois accepter de changer le plan. ex : insérer une comptine entre deux livres, abandonner l’idée de lire tel livre ou rebondir sur un événement, changer l’ordre (il y a plus de liberté dans les lectures… c’est au sein d’un livre qu’on change rien).

4- L’intention
L’intention importe et pourtant souvent elle est inconsciente. En définitive pourquoi est-ce que je donne des cours de Kundalini Yoga ? Il y a les raisons évidentes, mais c’est intéressant d’aller chercher plus loin en soi pourquoi le fait-on ?

En lecture à haute voix, l’intention peut beaucoup varier : apprendre des choses aux enfants, les calmer avant de dormir (rituel), ouvrir l’esprit, découvrir l’art et la littérature, leur faire plaisir ou se faire plaisir, les occuper, leur faire partager une émotion que l’on a eu soi-même enfant, pour réparer quelque chose, pour changer le monde…. les raisons sont très nombreuses et varie selon les jours (un peu). Mais notez que l’intention change une foule de petites choses dans le cours/la lecture dont la saveur et la relation qui se créée entre le « meneur » et le groupe. Cela change la nature de l’énergie qui circule.

ff
Pour conclure, ces deux pratiques, bien que très différentes, utilisent les mêmes canaux. Penser ces analogies ont approfondi mon approche des premiers cours que j’ai donnés lors de la formation, par effet de miroir de ce que je savais de ma pratique de lecture. Cela a mit en lumière certains points clés sur comment mener un cours de KY. Il existe très probablement le même type d’analogies avec d’autres pratiques où chacun éclaire l’autre.
J’espère avoir pu nourrir votre réflexion et apporter plus de conscience dans quelques détails de votre travail. Allez, au pire, vous savez que votre pratique d’enseignant de KY nourrit votre pratique de lecteur à haute voix (et inversement) si ou quand vous en aurez.

Mieux gérer son stress grâce au kundalini yoga

Le stress est une des maladies du siècle. En voici la définition donnée par l’Agence Européenne pour la Sécurité et la Santé au Travail :

‘’Le stress survient lorsqu’il y a déséquilibre entre la perception qu’une personne a des contraintes que lui impose son environnement et la perception qu’elle a de ses propres ressources pour y faire face. Bien que le processus d’évaluation des contraintes et des ressources soit d’ordre psychologique, les effets du stress ne sont pas uniquement de nature psychologique. Il affecte également la santé physique, le bien-être et la productivité’’.


stress-lessDans notre société, le yoga a très bonne presse en tant que solution (miracle ?) au stress. Et en effet, c’est un excellent outil qui, s’il est utilisé correctement, porte ses fruits et apporte une réponse à ce douloureux problème de société. Mais cela ne se fait pas tout seul…

Prenons la respiration comme point d’entrée.

En situation de stress, la respiration n’est pas gérée consciemment. Elle se fait plus courte et rapide, ne renouvelant pas entièrement l’air des poumons. Cela se traduit par un résidu de gaz carbonique qui a pour conséquence d’acidifier le sang. Cette modification de l’acidité, donc du PH, modifie la capacité d’absorption du calcium,  conformément à l’équation d’Henderson-Hasselbalch, enseignée en médecine, ce qui se traduit alors par des contractions musculaires, d’où les tensions ressenties.

On enseigne en cours de yoga comment apprivoiser puis maîtriser sa respiration, passant de plus de dix cycles par minutes à quatre à six. L’apprenti yogi dispose alors d’un moyen pour rapidement se mettre dans des conditions de détente, simplement et ajustant sa position, c’est-à-dire en se redressant, et installant cette respiration longue et profonde. La méditation, souvent associée à un mantra, facilite le processus.

Ça, c’est la théorie, lorsque tout se passe bien, ce qui devient fréquent pour un pratiquant confirmé. Mais bien souvent, la vie quotidienne ne nous offre pas la même quiétude que la salle de méditation que nous  avons aménagée avec soin. La méditation n’est pas une pilule calmante et anesthésiante aux effets instantanés. Si vous proposez un peu sèchement à une personne stressée en pleine crise d’énervement de méditer pour se calmer, vous risquez fort de servir d’exutoire et de déversoir à sa colère. Bon, ça l’aura peut-être calmée, mais pas vous…

Pourtant, il est vrai que le yoga apaise. Très vite grâce à la respiration, mais encore plus efficacement à moyen et long terme, par la résistance développée par le pratiquant.

Cet aspect du yoga est méconnu, et surprend parfois, surtout en kundalini yoga, assez exigeant physiquement, (pour celui qui souhaite s’y investir, puisque chacun pratique avec un investissement à sa mesure). On a souvent l’image du yogi qui traverse les épreuves sans que cela paraisse le toucher, restant impassible, calme, détendu et maître de lui-même, y-compris  dans l’adversité. Ce qu’on oublie ou ignore, c’est que l’obtention de ce résultat est le fruit d’une discipline, et que cette dernière implique des efforts. Mais travailler sa résistance est une belle aventure, qui offre alors la satisfaction de l’œuvre accomplie.

Encore un bienfait collatéral du yoga. En plus de nous apprendre efficacement à gérer notre stress, il nous offre une bien meilleure image de nous.

Alors, ne nous privons pas. Une once de pratique vaut des tonnes de théorie.

 

Bonne pratique

NAM LIV KAUR (Association Kundalini Aix)

photo ML